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L’automne en Médecine Chinoise : comment préparer son organisme au changement de saison

il y a 1 minute
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Automne en Médecine Chinoise

En Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), l’automne est une saison de transition. Après l’expansion et l’activité de l’été, l’énergie commence progressivement à se recentrer.

Les jours raccourcissent, les températures diminuent, la nature ralentit et se prépare à l’hiver. Selon la Médecine Chinoise, notre organisme suit lui aussi cette évolution.

L’automne est associé au Poumon, au Gros Intestin et au mouvement du Métal. C’est une période particulièrement importante pour la respiration, la peau, les défenses de l’organisme, mais aussi pour notre capacité à ralentir et à préserver notre énergie.

Automne en Médecine Chinoise

L’automne et le mouvement Métal en Médecine Chinoise

Dans la pensée chinoise, chaque saison correspond à une dynamique particulière de la nature et de l’organisme.

L’automne appartient au mouvement Métal.

Après l’expansion du printemps et de l’été, l’énergie commence à se concentrer. Les fruits arrivent à maturité, les feuilles tombent et la nature abandonne progressivement ce qui n’est plus nécessaire.

Cette notion de tri, de recentrage et de retour à l’essentiel caractérise le Métal.

Sur le plan énergétique, elle concerne principalement deux organes : le Poumon et le Gros Intestin.

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Le Poumon : respiration et défenses de l’organisme

En Médecine Chinoise, le rôle du Poumon dépasse la seule fonction respiratoire.

Il participe à la circulation du Qi, l’énergie fonctionnelle de l’organisme, et contribue à sa diffusion dans le corps.

Le Poumon est également associé au Wei Qi, traditionnellement décrit comme une énergie défensive participant à la protection de l’organisme face aux agressions extérieures.

L’automne correspond justement à une période où deviennent plus fréquents :

rhumes, nez bouché ou qui coule, gorge sensible, toux, fatigue ou sensibilité accrue aux changements de température.

C’est pourquoi la Médecine Chinoise accorde une attention particulière au système du Poumon à cette période de l’année.

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Le Gros Intestin : éliminer et laisser partir

Le Gros Intestin, associé au Poumon dans le mouvement Métal, assure naturellement une fonction d’élimination.

La pensée chinoise lui attribue également une dimension plus large : la capacité à évacuer ce dont nous n’avons plus besoin.

Cette idée correspond parfaitement au mouvement de l’automne.

La nature abandonne ses feuilles et se dépouille progressivement du superflu afin de conserver son énergie pour l’hiver.

Chez certaines personnes, cette période peut également s’accompagner de modifications du transit, notamment de constipation, de selles plus sèches ou d’une digestion plus sensible lors des premiers refroidissements.

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La sécheresse, caractéristique de l’automne

En Médecine Chinoise, chaque saison est associée à un facteur climatique.

Celui de l’automne est la sécheresse.

Le Poumon y est considéré comme particulièrement sensible.

Une sécheresse excessive peut notamment se manifester par une gorge sèche, une toux irritative, un nez sec, une peau plus sèche ou une sensation de soif plus marquée.

L’alimentation peut alors évoluer progressivement vers des préparations plus douces et plus hydratantes.

Les soupes, légumes mijotés, bouillons, compotes et fruits cuits reprennent naturellement une place plus importante.

La poire cuite est notamment traditionnellement utilisée en diététique chinoise à cette saison pour son caractère humidifiant.

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Automne et émotions : la place de la tristesse

Dans la théorie chinoise des cinq mouvements, chaque système énergétique est associé à une émotion.

Le Poumon est principalement lié à la tristesse et au chagrin.

Cela ne signifie évidemment pas qu’une personne triste présente nécessairement un déséquilibre énergétique du Poumon.

La MTC considère plutôt qu’une tristesse prolongée peut influencer cette dynamique et qu’inversement certaines fragilités peuvent s’accompagner d’une plus grande sensibilité émotionnelle ou d’une tendance à la mélancolie.

L’automne est d’ailleurs naturellement une période plus introspective.

La lumière diminue, le rythme extérieur ralentit et certaines personnes ressentent davantage le besoin de calme, de repos ou de solitude.

Cette évolution peut simplement accompagner le rythme naturel de la saison.

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Que manger en automne selon la Médecine Chinoise ?

La diététique chinoise ne s’intéresse pas seulement aux calories ou aux nutriments. Elle prend également en compte la nature thermique des aliments, leur saveur, leur mode de cuisson et leur digestibilité.

À mesure que les températures diminuent, il devient généralement intéressant de réduire progressivement les aliments très froids ou consommés directement sortis du réfrigérateur.

On privilégiera davantage une alimentation cuite, tiède et facile à digérer.

Les légumes de saison sont particulièrement adaptés : courges, potimarron, carottes, poireaux, panais, navets, patate douce, champignons ou choux selon la tolérance digestive.

Les céréales et féculents peuvent également accompagner cette transition : riz, millet, sarrasin, avoine, quinoa ou pommes de terre.

Les fruits peuvent encore être consommés crus lorsque le climat reste doux, mais les compotes et fruits cuits deviennent progressivement plus intéressants lorsque les températures baissent.

L’objectif n’est pas d’imposer des règles strictes, mais d’adapter l’alimentation au climat, à la digestion et au terrain de chacun.

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La saveur piquante : utile avec modération

Le mouvement Métal est traditionnellement associé à la saveur piquante.

Gingembre, radis, poireau, oignon, ail et certaines épices peuvent ainsi être utilisés avec modération.

Selon la Médecine Chinoise, cette saveur favorise la circulation et la diffusion du Qi.

Mais les épices très fortes ou consommées en excès peuvent également accentuer la sécheresse.

L’équilibre reste donc essentiel.

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Respiration, Qi Gong et activité physique

Puisque l’automne correspond au Poumon, c’est une période particulièrement adaptée pour travailler la respiration.

La marche, les exercices respiratoires, le Qi Gong ou le Tai Chi permettent de mobiliser doucement le corps tout en développant une respiration plus ample et plus consciente.

Il n’est pas nécessaire de devenir sédentaire en automne.

L’objectif consiste plutôt à passer progressivement de l’activité expansive de l’été à une activité plus régulière, plus calme et moins dispersée.

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Se protéger du vent et des premiers froids

L’automne se caractérise souvent par de grandes variations de température entre le matin, l’après-midi et le soir.

Dans la tradition chinoise, la nuque et le haut du dos sont particulièrement sensibles au vent et au froid.

Lorsque les températures commencent à diminuer, il peut donc être utile de protéger davantage ces zones et d’éviter les refroidissements brusques.

Une écharpe légère ou une couche supplémentaire le matin suffit souvent à accompagner cette transition.

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Dormir davantage et préserver son énergie

Le raccourcissement des journées constitue également un signal.

Les besoins de l’organisme en automne ne sont pas nécessairement les mêmes qu’au cœur de l’été.

Se coucher légèrement plus tôt et respecter davantage les signes de fatigue permet de suivre progressivement le mouvement saisonnier.

L’hiver correspondra ensuite, dans la pensée chinoise, à une période encore plus importante de conservation et de récupération de l’énergie.

L’automne constitue donc déjà une préparation à cette phase.

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L’automne : une saison pour ralentir

L’un des principes fondamentaux de la Médecine Traditionnelle Chinoise est que l’être humain évolue avec son environnement.

Notre rythme peut donc naturellement changer au fil des saisons.

L’automne n’est pas seulement une période durant laquelle il faudrait chercher à « renforcer son immunité ».

C’est une période de transition qui nous invite à respirer davantage, simplifier notre rythme, adapter notre alimentation et préserver progressivement notre énergie avant l’hiver.

Comme la nature, nous pouvons ralentir sans nous arrêter.

Et parfois, laisser tomber quelques feuilles permet de conserver l’essentiel.


Les principes présentés dans cet article relèvent de la conception traditionnelle de la Médecine Chinoise et ne remplacent pas un diagnostic médical ou un suivi médical lorsqu’un symptôme persiste ou devient important.


Qi Gong

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